Et nous voilà de nouveau en route pour Marrakech, cette fois en chemin de fer, les trains n'étaient pas très confortables
   et le voyage n'en finissait plus , vu la distance qui nous séparait de Meknès.
   nous arrivons a destination en plein mois de juillet, avec une chaleur accablante. Nous sommes  logés à l'hotel
   provisoirement en attendant d'avoir un abri.Pas un appartement militaire disponible pour nous, finalement on nous
   case ainsi que les autres familles de militaires dans un baraquement tout en longueur où l'on pouvait loger six familles,
   heureusement chaque couples n'avait qu'un enfant ou pas du tout.
   Ces logements ( c'est un bien grand mot) se composaient de deux pièces , une cuisine et une chambre, et un coin
   toilette. Une pièce qui donnait sur l'entrée et l'autre sue le camp militaire.
   Nous avions intéret à tenir notre fenetre donnant sur le camp fermée, car les soldats étaient a l'affut pour voir se qui se
   passait chez les familles.Beaucoup de ces militaires faisaient leurs  punitions avec un sac au dos chargé lourdement.
   Avec tous ces couples nous nous entendions très bien, nous nous réunissions pour bavarder ou déjeuner ensemble.
   Un jour un de nos voisin avec qui nous parlions , c'est trouvé devant chez nous , un beau scorpion jaune faisait le
       beau devant lui, il a voulu le tuer avec son pied , mais le scorpion l'a piqué a travers sa sandale , il s'en est bien sorti.
   C'était fréquent de voir apparaitre ces sortes de bestioles, un soir nous avons trouvé un énorme tarentule sous le lit
   de mon fils agé de un an et demi.Je n'étais pas fière.
    Pour la cuisine tout était simple, nous ne trouvions que de l'huile d'olive brute qui ne sentait pas bon, un jour mon
   mari en arrivant du travail à midi , il faisait très chaud , tout était fermé pour le soleil, il croyait boire un verre d'eau
   et il a bu un verre d'huile , heureusement il s'est arrété avant.      
   Pour le lavage du linge dans un lavabo ce n'était pas pratique , pour mon bébé les couches jetables n'existaient pas
   il fallait les laver a la main,et lorsque je les étendais dehors au soleil, un quart d'heure après , elles étaient raides
   comme des peaux de lapin tellement la chaleur était intense.
   Nous allions quand mème nous promener dans le centre de Marrakech, prendre l'apéritif au café de France sur la
   place Jemaa el fna où l'on pouvait voir divers spectacles ( charmeurs de serpends, écrivains, arracheurs de dents,
   une multitude de machines a coudre où les hommes s'affairaient à coudre des vètements ).
   Un soir , avec des amis , nos pas se sont dirigés vers un cabaret, nous y avons pris un verre et assisté au spectacle
   une énorme femme qui se nommait " la Madelon" nous a charmé de ses chansons.
   Nous sommes restés très peu de temps dans cette base , la France a rappelé les militaires en Métropole et nous
   étions affectés à Toulouse . Le départ était prévu pour janvier 1942.
   Je n'ai pas de photos de cette période.

                                                                                                            à suivre......