27 août 2007
suite
1937-1939
L'idée d'etre enfin chez nous, dans nos murs, s'est réalisée.Nouveau lotissement , seulement une maison implantée ,nous
étions les suivants .Maintenant que j'avais terminé ma scolarité , il fallait se metter au travail, pas facile!!J'ai fait quelques
remplacements pendant les mois d'été comme secrétaire mais rien de concret.
Nous avions une amie , dix ans plus agée que moi qui était secretaire dans un laboratoire d"analyses médicales. La directrice
cherchait une remplaçante pour le labo, cette amie m'a mise en relation avec elle et après quelques tests et examen j'étais
embauchée comme laborantine. J'avais une bonne place, là je rentrais dans un autre milieu.
Ma vie a changé complètement , mon objectif aussi. J'avais étudié pour etre dans la paperasse (sténo, dactylo) ,me voici
orientée vers de nouveaux horizons. Mon nouveau métier me passionnait , chaque jour j'allait de découvertes en découvertes.
Vu Maque j'avais un emploi , j'avais plus d'indépendance, je sortais plus facilement. Notre patronne organisait chez elle des
soirées. A l'hopital , les internes nous invitaient pour des petites booms ( rien a voir avec celles de nos jours).
En ville aussi il y avait des soirées dansantes dans les grands hotels. Un samedi soir de février 1939 , avec mes amies du
noulabo s étions invitées au " dominiom hotel " , soirée pour une organisation humanitaire dont je ne me souviens pas
le nom, robes longues pour les dames, tenue sombre pour les messieurs. J'avais donné rendez vous à un jeune homme que
je connaissais sans plus. Nous voilà introduites dans les salons de l'hotel, deux orchestres , un dans chaque salle .
Je ne peux pas vous dire ce qui s'est passé ( on appelle ça le coup de foudre ) un militaire est venu m'inviter a danser , nous
avons passé la soirée du bal ensemble. Evidemment nous nous sommes revus. Ce jeune homme était en déplacement en
France, il venait du Maroc où il était en garnison , il était venu faire en France un stage de parachutiste a Pujaut, et comme
le hazard fait souvent le malin, le moniteur parachutiste était le mari de la personn que je remplaçais au labo.
Mon nouveau copain venait régulièrement chez mes parents, chaque soir il venait m'attendre a la sortie de mon travail .
Entre midi et deux heures avant que je reprenne au labo, nous nous rencontrions au " rocher des Dons "
Pendant un mois et demi c'était la joie de vivre , puis le jour du départ est arrivé, le retour au Maroc dans sa garnison.
Il faut que je vous dise, qu'il était pilote dans l'armée de l'air, et qi'il était sergent.
à suivre....
,
01 août 2007
1937 suite
Je me plaisais beaucoup dans ce quartier de banlieu, il y avait de la jeunesse dans le coin et l'été de jolies fètes.
Les ados étaient tranquilles à l'époque, pas de bagarres ni de rivialités
J'avais quand mème des petits copains, qui se nommaient en ces temps là " petits béguins", mais c'était platonique
"petits baisers, parci-parlà" .L'évolution est là, tout a bien changé !!!!!!
J'arrivais maintenant en fin de scolarisation, j'ai passé mon brevet élémentaire avec succès et pour un plus j'ai suivi
des cours à l'école Pigier ( sténo , dactilo ) me voici avec une élève avec qui j'étais copine.
L'hiver , le dimanche après midi, ma mère m'accompagnait au bal, une grande école de la ville organisait des
"thés dansants" pour la jeunesse. Les filles , en principe, n'allaient au bal qu'avec la compagnie des mamans
(qui faisaient tapisserie sur des chaises le long des murs)
Petite vie tranquille, dans un bon milieu familial.
Mais voilà!!! encore une rumeur de changer de domicile.
Mes parents , ayant hérités d'un peu d'argent à la mort de mes grands parents, ont parlé d'acheter un terrain pour
construire une maison, et nous voilà de nouveau transplantés dans un autre quartier de banlieu.
à suivre







