1937-1939

L'idée d'etre enfin chez nous, dans nos murs, s'est réalisée.Nouveau lotissement , seulement une maison implantée ,nous

étions  les suivants .Maintenant que j'avais terminé ma scolarité , il fallait se metter au travail, pas facile!!J'ai fait quelques

remplacements pendant les mois d'été comme secrétaire mais rien de concret.

Nous avions une amie , dix ans plus agée que moi qui était secretaire dans un laboratoire d"analyses médicales. La directrice

cherchait une remplaçante pour le labo, cette amie m'a mise en relation avec elle et après quelques tests et examen j'étais

embauchée comme laborantine. J'avais une bonne place, là je rentrais dans un autre milieu.

laboratoire_1939

Ma vie a changé complètement , mon objectif aussi. J'avais étudié pour etre dans la paperasse (sténo, dactylo) ,me voici

orientée vers de nouveaux horizons. Mon nouveau métier me passionnait , chaque jour j'allait de découvertes en découvertes.

Vu Maque j'avais un emploi , j'avais plus d'indépendance, je sortais plus facilement. Notre patronne organisait chez elle des 

soirées. A l'hopital , les internes nous invitaient pour des petites booms ( rien a voir avec celles de nos jours).

En ville aussi il y avait des soirées dansantes dans les grands hotels. Un samedi soir de février 1939 , avec mes amies du

noulabo s étions invitées au " dominiom hotel " , soirée pour une organisation humanitaire dont je ne me souviens pas

le nom, robes longues pour les dames, tenue sombre pour les messieurs. J'avais donné rendez vous à un jeune homme que

je connaissais sans plus. Nous voilà introduites dans les salons de l'hotel, deux orchestres , un dans chaque salle .

Je ne peux pas vous dire ce qui s'est passé ( on appelle ça le coup de foudre ) un militaire est venu m'inviter a danser , nous

avons passé la soirée du bal ensemble. Evidemment nous nous sommes revus. Ce jeune homme était en déplacement  en

France, il venait du Maroc où il était en garnison , il était venu faire en France un stage de parachutiste a Pujaut, et comme

le hazard fait souvent le malin, le moniteur parachutiste était le mari de la personn que je remplaçais au labo.

Mon nouveau copain venait régulièrement chez mes parents, chaque soir il venait m'attendre a la sortie de mon travail .

Entre midi et deux heures avant que je reprenne au labo, nous nous rencontrions au " rocher des Dons "

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Pendant un mois et demi c'était la joie de vivre , puis le jour du départ est arrivé, le retour au Maroc dans sa garnison.

Il faut que je vous dise, qu'il était pilote dans l'armée de l'air, et qi'il était sergent.

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