17 mai 2007
1925-1932
Nous voici installés en Avignon dans un quartier situé derrière la gare. Une petite maison agréable, très bon voisinage, mais l'inconvénient au mois de novembre le Rhône nous faisait sa petite visite.
Nous ne sommes pas restés longtemps dans ces lieux, des évènements heureux devaient se produire.
Mes grands-parents maternels qui résidaient en ardèche ont contribué à ce changement. Mon grand-père, chef de gare, à St Martin de Valamas venant de prendre sa retraite et n'ayant aucune attache dans ce département est venu nous rejoindre avec ma grand-mère ainsi que mes deux tantes qui n'étaient pas mariées, par la suite elles ont trouvé du travail sur Avignon.
Mes grands-parents ont acheté une grande maison dans la banlieu où toute la famille a pu se loger.
La naissance de mon frère, en 1927, nous a comblé de joie. J'avais 7 ans quand il est né, la naissance avait lieu comme à l'époque à la maison, maman étant couchée j'aidais au maximum.
Je vais vous conter une petite mésaventure qui m'est arrivée:
De bonne volonté, je desservais la table après le repas, et pour mettre les assiettes dans l'évier il me fallait grimper sur un petit banc, mais voilà, j'ai du perdre l'équilibre et je me suis retrouvée au sol et toutes les assiettes avec. Je ne me rappelle pas s'il y avait eu beaucoup de casse.
Une autre fois en promenant mon petit frère dans son landau (il était bien emmitoufflé et la capote baissée) je rencontre une dame qui me dit "tu promènes ta poupée?" et je lui réponds "non, mon petit frère!". Je baisse la capote pour lui montrer et elle me dit "Oh! qu'il est beau, ferme vite la capote qu'il aurai froid".
Quelques temps après, on avait du me gronder, je ne me rappelle pas pourquoi, mais ce que je me souviens c'est que j'avais coupé toutes les fleurs du jardin "Bonjour les dégâts!"
Ces trois anecdotes sont gravées dans ma mémoire.
Mon grand-père m'aimait beaucoup, comme je travaillais bien en classe, il me récompensait. Il voulait m'acheter une bicyclette mais mes parents me trouvaient trop jeune pour cet engin, en définitive il m'avait acheté un très beau cartable tout en cuir, il était magnifique, c'était le "top" de l'époque. J'en étais fière.






