Le blog de Mado

10 mars 2010

1949-1950

            

                                                       1949-1950

      De nouveau , refaire malles et valises pour Fes    Maroc

      Nous étions contents de retourner au Maroc, nous gardions un bon souvenir de notre premier séjour. Logés à la base aérienne où les bâtiments tout en longueur étaient transformés en logements  3 pièces ( 1 pièce commune, 2 chambres, douche, wc ) et autour un petit jardinet où nous cultivions quelques légumes.

      Le climat idéal, cela nous changeait de l'Allemagne . Nous avions acheté une voiture d'occasion, un cabriolet citroën décapotable , nous faisions de belles ballades jusqu'à Meknès chez nos cousins qui étaient comme nous famille de militaires . Nous en profitions pour explorer la région et quand il faisait très chaud
nous montions a Ifrane prendre un bol d'air.

                                                  Fez_1948


      Ma belle mère était venue de France nous rendre visite , c'était vraiment un dépaysement pour elle, son voyage en avion était tout un évènement.


                                                           fez_1950    


      Les enfants, mes fils Jean Claude 8 ans et Bernard 4 ans allaient a l'école à Fes, la bas militaire était assez éloignée de la ville , il y avait un ravin à traverser si on voulait rejoindre la ville a pied . Quand les enfants rentraient seuls a pied ils revenaient avec une grosse boite d'allumettes pleine de scorpions qu'ils avaient attiré avec une paille, vous dire la frayeur que cela me procurait. A la fête des écoles mon ainé était déguisé en facteur. Le plus souvent j'allais les accompagner ou les reprendre à la sortie de l'école.


                                                                     
                                                                 Sans_titre_1




      J'ai passé mon permis de conduire a Fès en 1950. Tout ce bien être n'a pas duré il a fallu encore plier bagages . Mon mari était affecté en Indochine .
              Retour en France   
                       (une photo sur le bateau en revenant du Maroc )

                              1948_F_s                                  1950

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13 janvier 2010

1945


        Après la fin de la guerre l'Armistice  et en suite les armées Françaises ont occupées l'Allemagne , deux délégations , une de l'armée de l'air et une de l'armée de terre ont été affectées à Mayence (Allemagne ) .

        Départ octobre 1945, mon mari est parti seul, il fallait procéder a une organisation, trouver des logements pour les familles . En plus j'attendais mon deuxième enfant qui est né Mayence le 25 mai 1946. Je suis allée a la maternité de l'hôpital de Mayence pour mettre mon bébé au monde , la ville était un tas de ruines , nous circulions dans les rues désertes bordées d'étendues de gravats, c'était sinistre.

        Pendant quatre ans et demi nous avons vécu dans un petit village a quelques kilomètres de Mayence , la cohabitation avec la population n'était pas facile , notre présence était de trop, je les comprenais .

        Dans la maison que nous occupions , le rez de chaussez était pour nous et le premier étage pour les propriétaire ,ils ne contribuaient pas a notre bien être et étaient très désagréable avec nous, par contre ils avaient un enfant a qui nous pouvions donner quelques friandises.

        La population Allemande est très disciplinée, l'hiver il fait très froid, de la neige , la température de -20 , -30 n'est pas rare. Le matin chaque devant de porte est nettoyé et le passage sur les trottoirs se fait aisaiment . C'est une obligation chez eux. Pour le ravitaillement c'était plus difficile, pas de vente de
légumes, la population ne voulait pas nous en vendre, nous avions seulement le ravitaillement de notre coopérative qui n'avait pas grand chose, on se contentait
de peu a l'époque.

        Mon mari s'occupait des festivités, Noêl pour les enfants, cinéma, soirées,nous nous rencontrions souvent avec les familles d'occupations,nos réunions compensaient notre éloignement de la France.

        En 1949 autre affectation, nous retournions au Maroc , destination Fès.
















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11 janvier 2010

1944 suite

        Quand les bombardements en Normandie se sont calmés, la présence des militaires n'était plus nécessaire,  la même délégation a été affectée a Cognac.

       

Quand les Allemands se sont retirés de la France ,il est resté au bord de l'Atlantique des Allemands qui occupaient une langue de terre où se trouvait Royan ( on l'appelait "la poche de Royan ) . L'occupation a durée de septembre 1944 au 17 avril 1945 . Les pilotes faisaient de la reconnaissance au dessus des lignes Allemandes.

        Les 4 et 5 janvier 1945 il y a eu d'intenses bombardements sur Royan, la ville a été pratiquement détruite et les Allemands se sont rendus le 9 mai 1945.

        J'avais rejoint mon mari a Cognac seule, mon fils était resté chez ma belle mère , nous logions dans un grenier où il n'avait qu'une seule chambre , je me débrouillais pour cuisiner, nous étions jeunes , la vie était belle.

        Les derniers temps de son séjour , j'ai profité des derniers vols sur les lieux des opérations. Mon mari m'avait emmené avec lui en mission et j'ai pu constater tous les dégâts après les bombardements.

        Encore une autre destination en vue.



              ROYAN                                    charen14

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1944

        Mon séjour en Avignon terminé, je me suis installée chez ma belle mère dans le Lot et Garonne avec mon fils âgé de 3 ans.

        La vie y était plus calme malgré que l'occupation Allemande s'y faisait sentir .Au point de vue ravitaillement nous n'avions pas de problème . Mon mari étant affecté a Limoges cherchait un logement pour que je puisse le rejoindre. Il en avait trouvé un très grand à Oradour sur Glane où deux familles pouvaient se loger.

        Un copain a mon époux dont la femme et ses trois enfants étaient restés en Avignon , ont accepté de le rejoindre a Oradour et de vivre dans cette maison. Moi j'étais plus réticente , je trouvais que c'était trop loin de Limoges malgré que le tramway faisait la liaison entre les deux villes , je suis restée dans le Lot et Garonne.

        De toute façon le séjour a Limoges a été de très courte durée. Il y a eu le débarquement en Normandie le 6 juin 1944 et un détachement de l'armée de l'air a été envoyé comme pompiers pour venir en aide aux civils qui étaient sous les bombardements.

       

                                                   f9_1

                                     Bombardements a Lisieux

       Nous avons su par la suite que le 10 juin 1944 la population d'Oradour avait été massacrée et le village incendié. Nous avons fait un pélerinage quelques années plus tard et nous avons pu lire dans la liste des victimes les cinq noms des personnes qui devaient cohabiter avec nous dans la mème maison dans Oradour.

        Le destin nous avait sauvé la vie.





    


       

Oradour                                         800px_Oradour_sur_Glane_Hardware_1342

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04 mars 2009

1943-1944

   Nous  commencions  a subir les rigueur de la guerre .Heureusement mes parents m'hébergeaient pendant que mon mari était muté  a la base de Salon, il venait  chaque  week-end nous rejoindre.

  Il  était là en attente  , il  y  avait  des pilotes mais il n'y avait pas d'avions, il ne faisait pratiquement rien

  En septembre  1943, les Italiens ont envahi la zone sud de la France , tous les militaires ont quitté la base et ont été affectés a la base de Limoges où ils ont été regroupés

   Les denrées alimentaires  commençaient  a se faire rares , nous avions les cartes  d'alimentation et il fallait aller faire la queue pour les aliments de première nécessité .Heureusement  mon père  cultivait  son petit jardin qui nous apportait  un plus.

  J'étais toujours chez mes parents avec mon fils de 3 ans . Presque chaque jour nous avions des alertes de bombardement, mais ce n'était que des alertes jusqu'au 27 mai 1944 , au moment où on ne s'y attendait pas.

    L'alerte de ce jour là s'est transformée en un violent bombardement.Une  formation de bombardiers  a survolé  Avignon, et un tapis de bombes   dans un bruit infernal a  déchiré le ciel.
Maman, mon fils et moi  étions  réfugiés  au fond du jardin, couchés a terre, pensant  être protégés. Nous avions peur et quand la fin de l'alerte a sonné nous avons  réalisé que nous étions en vie , mais un boulevard plus loin  il y avait quelques maisons détruites.

   Le but des avions était de détruire le dépôt de machines de la S.N.C.F. mais ils ont plutôt bombardé a côté  . Les dégâts  autour d'Avignon  étaient assez importants. Par la suite l'aviation Anglaise qui venait en piqué bombarder la population, croyant tirer sur les Allemands

    Quand l'alerte sonnait dans la nuit , j'avais la voiture d"enfant qui était toujours prête avec des couvertures, de l'argent  et les papiers d'identité, nous partions nous réfugier dans les champs
et nous revenions nous coucher après l'alerte.

   Comme mon mari était a la base de Limoges , je suis allée vivre avec mon fils chez ma belle mère dans le Lot et Garonne, ce qui me rapprochais de Limoges, cette région était plus calme.

                                                                                                              suite.......   










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14 décembre 2008

1942-1943

C'est un matin de début janvier 1942 que nous avons quitté Marrakech, laissant un souvenir de non confort

De nouveau le train traversant toute l'Algérie pour rejoindre Oran, le trajet était très long et fatigant,heureusement mon mari avait fabriqué un petit hamac que l'on attachait aux deux montures des filets au dessus des places assises.

Arrivés a Oran ,il ne faisait pas chaud et le temps était a la tempête. Le 8 janvier 1942 un très vieux bateau nous attendait , le
"Gouverneur Général Cambon " ( il faisait sa dernière traversée) , il était misérable, tout craquait la dedans, on avait l'impression qu'il allait se disloquer.

A mi chemin entre Oran et Port Vendre la mer s'est mise a devenir houleuse , en suite démontée , c'était une rude traversée.
Le commandant du bateau  a reçu un message qu'un bâtiment comme le notre qui faisait la route depuis Alger vers Marseille en même temps que nous , était  en péril, c'était le "Lamoricière" , nous n'avons pas pu aller a son secours , chez nous le bateau était en difficulté , tous les hommes valides étaient réquisitionnés pour alimenter la chaudière en charbon, inutile de vous décrire l'angoisse qui régnait a bord.
Le "Lamoricière" a coulé le 9 janvier dans la nuit, il y a eu quelques rescapés. L'arrivée a Port Vendre a été une délivrance pour nous.

Port-Vendre en pleine guerre était bien triste.Il nous fallait rallier Toulouse . Il faisait très froid , cela nous changeait du climat de Marrakech , un peu de neige était tombée.Trouver un logement n'était pas facile , mais sans trop attendre , une maison était libre qui pouvait héberger deux ménages.

Un copain de mon mari ,qui était lui aussi affecté a la même base , s'est joint a nous avec sa femme et son enfant .Il n'y avait qu'une cuisine qui n'était pas équipée et que nous partagions chacune a notre tour, pas de chauffage, une simple" salamandre"
(genre de poële) que nous alimentions en charbon , combustible rare en cette période de guerre.
Mon mari avec le tram , nous ramenait un sac de 50 kilos.Faire les courses était aussi une vraie bagarre , je partais le matin sous la neige avec mon fils dans la poussette , je faisais la queue pour des rutabagas et quand arrivais mon tour tout était vendu, j'allais faire la queue a un autre étal, quelques fois sans plus de chance.

A Toulouse , non plus , nous ne sommes pas restés longtemps, début 1943 mon mari était affecté a Salon.

je n'ai pas d'autres photos , en temps de guerre nous n'avions pas d'appareil

 
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31 mars 2008

nouveau départ

 
   Et nous voilà de nouveau en route pour Marrakech, cette fois en chemin de fer, les trains n'étaient pas très confortables
   et le voyage n'en finissait plus , vu la distance qui nous séparait de Meknès.
   nous arrivons a destination en plein mois de juillet, avec une chaleur accablante. Nous sommes  logés à l'hotel
   provisoirement en attendant d'avoir un abri.Pas un appartement militaire disponible pour nous, finalement on nous
   case ainsi que les autres familles de militaires dans un baraquement tout en longueur où l'on pouvait loger six familles,
   heureusement chaque couples n'avait qu'un enfant ou pas du tout.
   Ces logements ( c'est un bien grand mot) se composaient de deux pièces , une cuisine et une chambre, et un coin
   toilette. Une pièce qui donnait sur l'entrée et l'autre sue le camp militaire.
   Nous avions intéret à tenir notre fenetre donnant sur le camp fermée, car les soldats étaient a l'affut pour voir se qui se
   passait chez les familles.Beaucoup de ces militaires faisaient leurs  punitions avec un sac au dos chargé lourdement.
   Avec tous ces couples nous nous entendions très bien, nous nous réunissions pour bavarder ou déjeuner ensemble.
   Un jour un de nos voisin avec qui nous parlions , c'est trouvé devant chez nous , un beau scorpion jaune faisait le
       beau devant lui, il a voulu le tuer avec son pied , mais le scorpion l'a piqué a travers sa sandale , il s'en est bien sorti.
   C'était fréquent de voir apparaitre ces sortes de bestioles, un soir nous avons trouvé un énorme tarentule sous le lit
   de mon fils agé de un an et demi.Je n'étais pas fière.
    Pour la cuisine tout était simple, nous ne trouvions que de l'huile d'olive brute qui ne sentait pas bon, un jour mon
   mari en arrivant du travail à midi , il faisait très chaud , tout était fermé pour le soleil, il croyait boire un verre d'eau
   et il a bu un verre d'huile , heureusement il s'est arrété avant.      
   Pour le lavage du linge dans un lavabo ce n'était pas pratique , pour mon bébé les couches jetables n'existaient pas
   il fallait les laver a la main,et lorsque je les étendais dehors au soleil, un quart d'heure après , elles étaient raides
   comme des peaux de lapin tellement la chaleur était intense.
   Nous allions quand mème nous promener dans le centre de Marrakech, prendre l'apéritif au café de France sur la
   place Jemaa el fna où l'on pouvait voir divers spectacles ( charmeurs de serpends, écrivains, arracheurs de dents,
   une multitude de machines a coudre où les hommes s'affairaient à coudre des vètements ).
   Un soir , avec des amis , nos pas se sont dirigés vers un cabaret, nous y avons pris un verre et assisté au spectacle
   une énorme femme qui se nommait " la Madelon" nous a charmé de ses chansons.
   Nous sommes restés très peu de temps dans cette base , la France a rappelé les militaires en Métropole et nous
   étions affectés à Toulouse . Le départ était prévu pour janvier 1942.
   Je n'ai pas de photos de cette période.

                                                                                                            à suivre......




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19 novembre 2007

suite

Sous un beau soleil d'hiver, nous prenions le bateau à Port-Vendres via Oran après une attente de quatre jours dans le port.
Le nom de bateau était un grand mot , la période de la guerre n'était pas favorable aux voyages, c'était plutôt un rafiot qui nous
a embarqué. Une chaleur dans ces couchettes et la mer houleuse et noire , tout pour vous donner la nausée.
Enfin au petit matin les cotes Africaines en vue et petit à petit Oran grandissait devant nous, quel contraste avec la France , une
ville toute blanche, une végétation luxuriante et des restaurants bien approvisionnés ( car en Métropole le manque de denrées
alimentaires commençait à se faire sentir ). En suite le trajet en train jusque à Rabat pour rejoindre la base aérienne.
Nous sommes restés très peu de temps dans cette ville , il fallait a la base de Meknès un moniteur pour former de nouveaux
pilotes, c'est mon époux qui a eu cette nomination.
Heureusement des cousins nous avaient précédé, lui était mécanicien sur avions. Leurs trois enfants les avaient favorisé pour
obtenir un pavillon dans la caserne, ils ont pu nous héberger le temps de trouver à se loger, c'était gentil de leur part, cela nous
a évité de vivre a l'hôtel. ( nos cousins )

 

cousins_du_maroc

Sur la place d'armes , dans un bâtiment  neuf , un joli petit appartement nous attendait avec tout le confort, salle de bains,
( en France c'était encore une commodité rare ) Le logement était meublé sommairement , ce qui laissait à désirer c'était
la cuisine, seulement un potager où il fallait cuisiner au charbon de bois ou au réchaud à pétrole, les repas n'étaient pas
élaborés.

sur_le_balcon

Sans_titre_1

Nous y sommes restés une année, une année de bonheur, malgré les nombreuses absences de mon mari, beaucoup de
missions. Notre temps de loisir ,nous sortions tous les samedis soirs avec des amis ( restaurants, cinémas ).La vie était facile
et un climat idéal.

 

mai_1940

Nous aimons beaucoup les animaux , un sloughi ( lévrier arabe ) me tenait compagnie quand j'étais seule ,il fallait le voir
courir quand il nous échappait.
Au printemps une  envie de pique-nique me faisait rêver , pour me faire plaisir ,nous voilà partis sur des vélos de location à
la recherche d'un oued et d'un peu d'ombre .Malgré tous les kilomètres parcourus c'est au pied d'un eucalyptus que nous
avons déjeuner . Nous sommes rentrés aussitôt et en plus le chien nous suivait.
Puis la naissance de notre premier enfant , un garçon Jean Claude, nous a comblé. Une petite anecdote vous fera sourire ,
Quand le bébé a donné son coup de pied pour voir le jour , il était dix heures du soir, pas une calèche , pas un taxi en bas
de l'immeuble et le téléphone les particuliers n'en possédaient pas à l'époque. C'est cahin-caha que les trois kilomètres qui
nous séparaient de l'hôpital ont été franchi avec des arrêts toutes les dix minutes , les douleurs me tenaillaient. Enfin tout
c'est bien passé. Rentrée a la maison une jeune fatma est venue pour me seconder , elle pouponnait notre fils.

la_fatma

Autour de la place d'armes, il y avait toutes les garnisons ,et en face de chez nous la légion étrangère , souvent quand les
militaires rentraient de leur virée en ville , ils étaient plus ou moins éméchés , ils titubaient le long de la route, mais
lorsqu'ils franchissaient le poste de garde , leur marche était redevenue normale et droite.
Le séjour a Meknès s'est terminé en juillet 1942 , la base de Marrakech nous accueillait.

    à suivre....

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07 octobre 2007

1938-1940

      Le départ était proche, aussi en gage  d'union , nous avions choisi une superbe bague de fiançaille ( je la voyais comme çà)

Après a commencé une longue période d'attente,, nos courriers se croisaient régulièrement avec de belles promesses

d'avenir.Pour moi, le travail, la routine et quelques sorties, tout allait bien.

Pour les vacances d'été au mois de juillet, je suis allée passer 15 jours dans la famille de mon futur mari, faire leur connaissance

Mais voilà " horreur " septembre 1939 déclaration de guerre, je n'étais pas trop inquiète pour mon militaire, il était au Maroc,

par contre mon père et mon oncle qui habitait l'Ardèche étaient mobilisés ici a la caserne comme réservistes.

En décembre , une bonne nouvelle , une lettre, " je viendrai pour Noel et nous nous marirons en janvier " j'étais aux anges.

Avertir au labo que je quittai mon travail ,et préparer les papiers pour le mariage. Nous avons passé de bonnes fètes de

Noel et du jour de l'an et le 11 janvier 1940 nous convolions en juste noce. Notre union a l'église m'a laissé beaucoup

de rancoeur , vu que mon époux était protestant et moi catholique, le curé nous reçu dans la sacristie et n'a mème pas

béni nos alliances,mais il nous a fait promettre que nos futurs enfants seraient baptisés catholique.

Ce jour là , il faisait un froid de canard, c'était un hiver rigoureux, le Rhone roulait de gros glaçons , mais comme jeunes

mariés , nous n'avions pas froid.

Vers la fin janvier,nous avons embarqué tous les deux, via le Maroc. Malheureusement, je n'ai pas de photos de cette

période , mariage très simple, juste la proche famille. Seulement une photo de mes 20 ans.

a suivre .......




MOI_A_20_ANS

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27 août 2007

suite

1937-1939

L'idée d'etre enfin chez nous, dans nos murs, s'est réalisée.Nouveau lotissement , seulement une maison implantée ,nous

étions  les suivants .Maintenant que j'avais terminé ma scolarité , il fallait se metter au travail, pas facile!!J'ai fait quelques

remplacements pendant les mois d'été comme secrétaire mais rien de concret.

Nous avions une amie , dix ans plus agée que moi qui était secretaire dans un laboratoire d"analyses médicales. La directrice

cherchait une remplaçante pour le labo, cette amie m'a mise en relation avec elle et après quelques tests et examen j'étais

embauchée comme laborantine. J'avais une bonne place, là je rentrais dans un autre milieu.

laboratoire_1939

Ma vie a changé complètement , mon objectif aussi. J'avais étudié pour etre dans la paperasse (sténo, dactylo) ,me voici

orientée vers de nouveaux horizons. Mon nouveau métier me passionnait , chaque jour j'allait de découvertes en découvertes.

Vu Maque j'avais un emploi , j'avais plus d'indépendance, je sortais plus facilement. Notre patronne organisait chez elle des 

soirées. A l'hopital , les internes nous invitaient pour des petites booms ( rien a voir avec celles de nos jours).

En ville aussi il y avait des soirées dansantes dans les grands hotels. Un samedi soir de février 1939 , avec mes amies du

noulabo s étions invitées au " dominiom hotel " , soirée pour une organisation humanitaire dont je ne me souviens pas

le nom, robes longues pour les dames, tenue sombre pour les messieurs. J'avais donné rendez vous à un jeune homme que

je connaissais sans plus. Nous voilà introduites dans les salons de l'hotel, deux orchestres , un dans chaque salle .

Je ne peux pas vous dire ce qui s'est passé ( on appelle ça le coup de foudre ) un militaire est venu m'inviter a danser , nous

avons passé la soirée du bal ensemble. Evidemment nous nous sommes revus. Ce jeune homme était en déplacement  en

France, il venait du Maroc où il était en garnison , il était venu faire en France un stage de parachutiste a Pujaut, et comme

le hazard fait souvent le malin, le moniteur parachutiste était le mari de la personn que je remplaçais au labo.

Mon nouveau copain venait régulièrement chez mes parents, chaque soir il venait m'attendre a la sortie de mon travail .

Entre midi et deux heures avant que je reprenne au labo, nous nous rencontrions au " rocher des Dons "

Sans_titre_1Sans_titre_2photos_anciennesdescente_a_pujaut

Pendant un mois et demi c'était la joie de vivre , puis le jour du départ est arrivé, le retour au Maroc dans sa garnison.

Il faut que je vous dise, qu'il était pilote dans l'armée de l'air, et qi'il était sergent.

                                                                                                                 à suivre....

   

,                     

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