Le blog de Mado

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04 mars 2009

1943-1944

   Nous  commencions  a subir les rigueur de la guerre .Heureusement mes parents m'hébergeaient pendant que mon mari était muté  a la base de Salon, il venait  chaque  week-end nous rejoindre.

  Il  était là en attente  , il  y  avait  des pilotes mais il n'y avait pas d'avions, il ne faisait pratiquement rien

  En septembre  1943, les Italiens ont envahi la zone sud de la France , tous les militaires ont quitté la base et ont été affectés a la base de Limoges où ils ont été regroupés

   Les denrées alimentaires  commençaient  a se faire rares , nous avions les cartes  d'alimentation et il fallait aller faire la queue pour les aliments de première nécessité .Heureusement  mon père  cultivait  son petit jardin qui nous apportait  un plus.

  J'étais toujours chez mes parents avec mon fils de 3 ans . Presque chaque jour nous avions des alertes de bombardement, mais ce n'était que des alertes jusqu'au 27 mai 1944 , au moment où on ne s'y attendait pas.

    L'alerte de ce jour là s'est transformée en un violent bombardement.Une  formation de bombardiers  a survolé  Avignon, et un tapis de bombes   dans un bruit infernal a  déchiré le ciel.
Maman, mon fils et moi  étions  réfugiés  au fond du jardin, couchés a terre, pensant  être protégés. Nous avions peur et quand la fin de l'alerte a sonné nous avons  réalisé que nous étions en vie , mais un boulevard plus loin  il y avait quelques maisons détruites.

   Le but des avions était de détruire le dépôt de machines de la S.N.C.F. mais ils ont plutôt bombardé a côté  . Les dégâts  autour d'Avignon  étaient assez importants. Par la suite l'aviation Anglaise qui venait en piqué bombarder la population, croyant tirer sur les Allemands

    Quand l'alerte sonnait dans la nuit , j'avais la voiture d"enfant qui était toujours prête avec des couvertures, de l'argent  et les papiers d'identité, nous partions nous réfugier dans les champs
et nous revenions nous coucher après l'alerte.

   Comme mon mari était a la base de Limoges , je suis allée vivre avec mon fils chez ma belle mère dans le Lot et Garonne, ce qui me rapprochais de Limoges, cette région était plus calme.

                                                                                                              suite.......   










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14 décembre 2008

1942-1943

C'est un matin de début janvier 1942 que nous avons quitté Marrakech, laissant un souvenir de non confort

De nouveau le train traversant toute l'Algérie pour rejoindre Oran, le trajet était très long et fatigant,heureusement mon mari avait fabriqué un petit hamac que l'on attachait aux deux montures des filets au dessus des places assises.

Arrivés a Oran ,il ne faisait pas chaud et le temps était a la tempête. Le 8 janvier 1942 un très vieux bateau nous attendait , le
"Gouverneur Général Cambon " ( il faisait sa dernière traversée) , il était misérable, tout craquait la dedans, on avait l'impression qu'il allait se disloquer.

A mi chemin entre Oran et Port Vendre la mer s'est mise a devenir houleuse , en suite démontée , c'était une rude traversée.
Le commandant du bateau  a reçu un message qu'un bâtiment comme le notre qui faisait la route depuis Alger vers Marseille en même temps que nous , était  en péril, c'était le "Lamoricière" , nous n'avons pas pu aller a son secours , chez nous le bateau était en difficulté , tous les hommes valides étaient réquisitionnés pour alimenter la chaudière en charbon, inutile de vous décrire l'angoisse qui régnait a bord.
Le "Lamoricière" a coulé le 9 janvier dans la nuit, il y a eu quelques rescapés. L'arrivée a Port Vendre a été une délivrance pour nous.

Port-Vendre en pleine guerre était bien triste.Il nous fallait rallier Toulouse . Il faisait très froid , cela nous changeait du climat de Marrakech , un peu de neige était tombée.Trouver un logement n'était pas facile , mais sans trop attendre , une maison était libre qui pouvait héberger deux ménages.

Un copain de mon mari ,qui était lui aussi affecté a la même base , s'est joint a nous avec sa femme et son enfant .Il n'y avait qu'une cuisine qui n'était pas équipée et que nous partagions chacune a notre tour, pas de chauffage, une simple" salamandre"
(genre de poële) que nous alimentions en charbon , combustible rare en cette période de guerre.
Mon mari avec le tram , nous ramenait un sac de 50 kilos.Faire les courses était aussi une vraie bagarre , je partais le matin sous la neige avec mon fils dans la poussette , je faisais la queue pour des rutabagas et quand arrivais mon tour tout était vendu, j'allais faire la queue a un autre étal, quelques fois sans plus de chance.

A Toulouse , non plus , nous ne sommes pas restés longtemps, début 1943 mon mari était affecté a Salon.

je n'ai pas d'autres photos , en temps de guerre nous n'avions pas d'appareil

 
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31 mars 2008

nouveau départ

 
   Et nous voilà de nouveau en route pour Marrakech, cette fois en chemin de fer, les trains n'étaient pas très confortables
   et le voyage n'en finissait plus , vu la distance qui nous séparait de Meknès.
   nous arrivons a destination en plein mois de juillet, avec une chaleur accablante. Nous sommes  logés à l'hotel
   provisoirement en attendant d'avoir un abri.Pas un appartement militaire disponible pour nous, finalement on nous
   case ainsi que les autres familles de militaires dans un baraquement tout en longueur où l'on pouvait loger six familles,
   heureusement chaque couples n'avait qu'un enfant ou pas du tout.
   Ces logements ( c'est un bien grand mot) se composaient de deux pièces , une cuisine et une chambre, et un coin
   toilette. Une pièce qui donnait sur l'entrée et l'autre sue le camp militaire.
   Nous avions intéret à tenir notre fenetre donnant sur le camp fermée, car les soldats étaient a l'affut pour voir se qui se
   passait chez les familles.Beaucoup de ces militaires faisaient leurs  punitions avec un sac au dos chargé lourdement.
   Avec tous ces couples nous nous entendions très bien, nous nous réunissions pour bavarder ou déjeuner ensemble.
   Un jour un de nos voisin avec qui nous parlions , c'est trouvé devant chez nous , un beau scorpion jaune faisait le
       beau devant lui, il a voulu le tuer avec son pied , mais le scorpion l'a piqué a travers sa sandale , il s'en est bien sorti.
   C'était fréquent de voir apparaitre ces sortes de bestioles, un soir nous avons trouvé un énorme tarentule sous le lit
   de mon fils agé de un an et demi.Je n'étais pas fière.
    Pour la cuisine tout était simple, nous ne trouvions que de l'huile d'olive brute qui ne sentait pas bon, un jour mon
   mari en arrivant du travail à midi , il faisait très chaud , tout était fermé pour le soleil, il croyait boire un verre d'eau
   et il a bu un verre d'huile , heureusement il s'est arrété avant.      
   Pour le lavage du linge dans un lavabo ce n'était pas pratique , pour mon bébé les couches jetables n'existaient pas
   il fallait les laver a la main,et lorsque je les étendais dehors au soleil, un quart d'heure après , elles étaient raides
   comme des peaux de lapin tellement la chaleur était intense.
   Nous allions quand mème nous promener dans le centre de Marrakech, prendre l'apéritif au café de France sur la
   place Jemaa el fna où l'on pouvait voir divers spectacles ( charmeurs de serpends, écrivains, arracheurs de dents,
   une multitude de machines a coudre où les hommes s'affairaient à coudre des vètements ).
   Un soir , avec des amis , nos pas se sont dirigés vers un cabaret, nous y avons pris un verre et assisté au spectacle
   une énorme femme qui se nommait " la Madelon" nous a charmé de ses chansons.
   Nous sommes restés très peu de temps dans cette base , la France a rappelé les militaires en Métropole et nous
   étions affectés à Toulouse . Le départ était prévu pour janvier 1942.
   Je n'ai pas de photos de cette période.

                                                                                                            à suivre......




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19 novembre 2007

suite

Sous un beau soleil d'hiver, nous prenions le bateau à Port-Vendres via Oran après une attente de quatre jours dans le port.
Le nom de bateau était un grand mot , la période de la guerre n'était pas favorable aux voyages, c'était plutôt un rafiot qui nous
a embarqué. Une chaleur dans ces couchettes et la mer houleuse et noire , tout pour vous donner la nausée.
Enfin au petit matin les cotes Africaines en vue et petit à petit Oran grandissait devant nous, quel contraste avec la France , une
ville toute blanche, une végétation luxuriante et des restaurants bien approvisionnés ( car en Métropole le manque de denrées
alimentaires commençait à se faire sentir ). En suite le trajet en train jusque à Rabat pour rejoindre la base aérienne.
Nous sommes restés très peu de temps dans cette ville , il fallait a la base de Meknès un moniteur pour former de nouveaux
pilotes, c'est mon époux qui a eu cette nomination.
Heureusement des cousins nous avaient précédé, lui était mécanicien sur avions. Leurs trois enfants les avaient favorisé pour
obtenir un pavillon dans la caserne, ils ont pu nous héberger le temps de trouver à se loger, c'était gentil de leur part, cela nous
a évité de vivre a l'hôtel. ( nos cousins )

 

cousins_du_maroc

Sur la place d'armes , dans un bâtiment  neuf , un joli petit appartement nous attendait avec tout le confort, salle de bains,
( en France c'était encore une commodité rare ) Le logement était meublé sommairement , ce qui laissait à désirer c'était
la cuisine, seulement un potager où il fallait cuisiner au charbon de bois ou au réchaud à pétrole, les repas n'étaient pas
élaborés.

sur_le_balcon

Sans_titre_1

Nous y sommes restés une année, une année de bonheur, malgré les nombreuses absences de mon mari, beaucoup de
missions. Notre temps de loisir ,nous sortions tous les samedis soirs avec des amis ( restaurants, cinémas ).La vie était facile
et un climat idéal.

 

mai_1940

Nous aimons beaucoup les animaux , un sloughi ( lévrier arabe ) me tenait compagnie quand j'étais seule ,il fallait le voir
courir quand il nous échappait.
Au printemps une  envie de pique-nique me faisait rêver , pour me faire plaisir ,nous voilà partis sur des vélos de location à
la recherche d'un oued et d'un peu d'ombre .Malgré tous les kilomètres parcourus c'est au pied d'un eucalyptus que nous
avons déjeuner . Nous sommes rentrés aussitôt et en plus le chien nous suivait.
Puis la naissance de notre premier enfant , un garçon Jean Claude, nous a comblé. Une petite anecdote vous fera sourire ,
Quand le bébé a donné son coup de pied pour voir le jour , il était dix heures du soir, pas une calèche , pas un taxi en bas
de l'immeuble et le téléphone les particuliers n'en possédaient pas à l'époque. C'est cahin-caha que les trois kilomètres qui
nous séparaient de l'hôpital ont été franchi avec des arrêts toutes les dix minutes , les douleurs me tenaillaient. Enfin tout
c'est bien passé. Rentrée a la maison une jeune fatma est venue pour me seconder , elle pouponnait notre fils.

la_fatma

Autour de la place d'armes, il y avait toutes les garnisons ,et en face de chez nous la légion étrangère , souvent quand les
militaires rentraient de leur virée en ville , ils étaient plus ou moins éméchés , ils titubaient le long de la route, mais
lorsqu'ils franchissaient le poste de garde , leur marche était redevenue normale et droite.
Le séjour a Meknès s'est terminé en juillet 1942 , la base de Marrakech nous accueillait.

    à suivre....

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07 octobre 2007

1938-1940

      Le départ était proche, aussi en gage  d'union , nous avions choisi une superbe bague de fiançaille ( je la voyais comme çà)

Après a commencé une longue période d'attente,, nos courriers se croisaient régulièrement avec de belles promesses

d'avenir.Pour moi, le travail, la routine et quelques sorties, tout allait bien.

Pour les vacances d'été au mois de juillet, je suis allée passer 15 jours dans la famille de mon futur mari, faire leur connaissance

Mais voilà " horreur " septembre 1939 déclaration de guerre, je n'étais pas trop inquiète pour mon militaire, il était au Maroc,

par contre mon père et mon oncle qui habitait l'Ardèche étaient mobilisés ici a la caserne comme réservistes.

En décembre , une bonne nouvelle , une lettre, " je viendrai pour Noel et nous nous marirons en janvier " j'étais aux anges.

Avertir au labo que je quittai mon travail ,et préparer les papiers pour le mariage. Nous avons passé de bonnes fètes de

Noel et du jour de l'an et le 11 janvier 1940 nous convolions en juste noce. Notre union a l'église m'a laissé beaucoup

de rancoeur , vu que mon époux était protestant et moi catholique, le curé nous reçu dans la sacristie et n'a mème pas

béni nos alliances,mais il nous a fait promettre que nos futurs enfants seraient baptisés catholique.

Ce jour là , il faisait un froid de canard, c'était un hiver rigoureux, le Rhone roulait de gros glaçons , mais comme jeunes

mariés , nous n'avions pas froid.

Vers la fin janvier,nous avons embarqué tous les deux, via le Maroc. Malheureusement, je n'ai pas de photos de cette

période , mariage très simple, juste la proche famille. Seulement une photo de mes 20 ans.

a suivre .......




MOI_A_20_ANS

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27 août 2007

suite

1937-1939

L'idée d'etre enfin chez nous, dans nos murs, s'est réalisée.Nouveau lotissement , seulement une maison implantée ,nous

étions  les suivants .Maintenant que j'avais terminé ma scolarité , il fallait se metter au travail, pas facile!!J'ai fait quelques

remplacements pendant les mois d'été comme secrétaire mais rien de concret.

Nous avions une amie , dix ans plus agée que moi qui était secretaire dans un laboratoire d"analyses médicales. La directrice

cherchait une remplaçante pour le labo, cette amie m'a mise en relation avec elle et après quelques tests et examen j'étais

embauchée comme laborantine. J'avais une bonne place, là je rentrais dans un autre milieu.

laboratoire_1939

Ma vie a changé complètement , mon objectif aussi. J'avais étudié pour etre dans la paperasse (sténo, dactylo) ,me voici

orientée vers de nouveaux horizons. Mon nouveau métier me passionnait , chaque jour j'allait de découvertes en découvertes.

Vu Maque j'avais un emploi , j'avais plus d'indépendance, je sortais plus facilement. Notre patronne organisait chez elle des 

soirées. A l'hopital , les internes nous invitaient pour des petites booms ( rien a voir avec celles de nos jours).

En ville aussi il y avait des soirées dansantes dans les grands hotels. Un samedi soir de février 1939 , avec mes amies du

noulabo s étions invitées au " dominiom hotel " , soirée pour une organisation humanitaire dont je ne me souviens pas

le nom, robes longues pour les dames, tenue sombre pour les messieurs. J'avais donné rendez vous à un jeune homme que

je connaissais sans plus. Nous voilà introduites dans les salons de l'hotel, deux orchestres , un dans chaque salle .

Je ne peux pas vous dire ce qui s'est passé ( on appelle ça le coup de foudre ) un militaire est venu m'inviter a danser , nous

avons passé la soirée du bal ensemble. Evidemment nous nous sommes revus. Ce jeune homme était en déplacement  en

France, il venait du Maroc où il était en garnison , il était venu faire en France un stage de parachutiste a Pujaut, et comme

le hazard fait souvent le malin, le moniteur parachutiste était le mari de la personn que je remplaçais au labo.

Mon nouveau copain venait régulièrement chez mes parents, chaque soir il venait m'attendre a la sortie de mon travail .

Entre midi et deux heures avant que je reprenne au labo, nous nous rencontrions au " rocher des Dons "

Sans_titre_1Sans_titre_2photos_anciennesdescente_a_pujaut

Pendant un mois et demi c'était la joie de vivre , puis le jour du départ est arrivé, le retour au Maroc dans sa garnison.

Il faut que je vous dise, qu'il était pilote dans l'armée de l'air, et qi'il était sergent.

                                                                                                                 à suivre....

   

,                     

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01 août 2007

    1937  suite

    Je me plaisais beaucoup dans ce quartier de banlieu, il y avait de la jeunesse dans le coin et l'été de jolies fètes.

    Les ados étaient tranquilles à l'époque, pas de bagarres ni de rivialités

    J'avais quand mème des petits copains, qui se nommaient en ces temps là " petits béguins", mais c'était platonique

    "petits baisers, parci-parlà" .L'évolution est là, tout a bien changé !!!!!!

    J'arrivais maintenant en fin de scolarisation, j'ai passé mon brevet élémentaire avec succès et pour un plus j'ai suivi

    des cours à l'école Pigier ( sténo , dactilo ) me voici avec une élève avec qui j'étais copine.

moi_a_16_ans_avec_une_amie

   

    L'hiver , le dimanche après midi, ma mère m'accompagnait au bal, une grande école de la ville organisait des

    "thés dansants" pour la jeunesse. Les filles , en principe, n'allaient au bal qu'avec la compagnie des mamans

    (qui faisaient tapisserie sur des chaises le long des murs)

    Petite vie tranquille, dans un bon milieu familial.

    Mais voilà!!! encore une rumeur de changer de domicile.

    Mes parents , ayant hérités d'un peu d'argent à la mort de mes grands parents, ont parlé d'acheter un terrain pour

    construire une maison, et nous voilà de nouveau transplantés dans un autre quartier de banlieu.

                                                                                                         à suivre

   

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12 juillet 2007

ma jeunesse

   1936-1937    

   Nous voici installés dans un appartement plus vaste, où je disposais de ma chambre et m'installais confortablement.

   Chaque année nous partions en vacances, mon père en juillet ou en aout avait droit à 3 semaines de congés.

   Je me souviens de nos vacances en Normandie où mon père retrouvait ses soeurs.

   Une année c'est la colonie à Sète qui m'attendait , c'est une épreuve que j'ai aimé de vivre parmi d'autres adolescents,

   c'est la que j'ai appris à nager .

   Le docteur s'était aperçu que mon frère avait un début de scoliose , aussi mes parents avaient loué un studio au

   Grau-du-Roi .J'étais déja une jeune fille et j'aimais sortir, le soir il y avait bal au bord de la plage , ma mère

   m'accompagnait et me ramenait (en ce temps là les filles sortaient avec maman). J'ai gagné cette année là deux fois

   les concours de danse  ( un collier et un brule parfum)

   Une autre année c'est l'Ardèche qui nous a accueuilli où mon oncle était instituteur , nous avions loué une maison.

ard_che

   La pèche a la truite n'avait aucun secret pour mon père , il nous en régalait le temps des vacances.

partie_de_p_che

   Je vais vous raconter une petite anecdote qui va vous amuser . Un dimanche nous étions partis picniquer au bord d'une

   rivière , a midi ma mère installe le repas sur l'herbe . Nous étions entrain de déguster nos cotelettes , tous assis ,

   les lignes dans l'eau en attente d'une prise de poisson. Mon père balance son os de cotelette par derrière lui dans l'eau

   Moi toujours en mouvement , je navigais autour d'eux , je regarde la ligne et je vois le bouchon qui s'en va au loin,

   je cris " ça mord " mon père arrive vite, il soulève la ligne et oh!!! surprise c'était l'os de la cotelette.

vacances_ard_choises

   On allait également se baigner à la Durance , a cette époque il y avait très peu d'eau,cela formait des petits lacs.

   C'était le plaisir de la baignade.

mado_18_ans

                                                                                                   a suivre....

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10 juillet 2007

     1934-1935

     Provisoirement nous avions un logement avec seulement deux chambres, une qu'il me fallait partager 

     avec mon jeune frère.Plus tard nous avons déménagé dans un logement plus grand.

     Je continuait a aller au lycée, mais a bicyclette cette fois.

     La vie dans cette citée était très conviviale, on se connaissait tous. Le comité des réjouissances splendides

     ( vues avec mes yeux de 15 ans )

     En ville chaque printemps ,un corso défilait dans les rues principales , une année mes parents m'ont permis

     d'y participer et me voici en tenue de chasseur.

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     L'année 1935 nous avons eu les inondations , le Rhone faisait toujours son petit malin .Une de mes tantes qui

     habitait le mème immeuble que nous mais au rez-de-chaussée , avait 2 mètres d'eau dans son appartement ,

     heureusement nous avons pu monter les meubles chez nous et nous avons hébergé ma tante et son mari

     Les barques circulaient en dessous de chez nous , c'était des militaires qui nous portaient du ravitaillement.

     Je garde un bon souvenir de cet évènement , pour moi qui était jeune , c'était un divertissement

                                                                                   à suivre...

    

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17 mai 2007

1925-1932

Nous voici installés en Avignon dans un quartier situé derrière la gare. Une petite maison agréable, très bon voisinage, mais l'inconvénient au mois de novembre le Rhône nous faisait sa petite visite.

inondation_du_quartier

Nous ne sommes pas restés longtemps dans ces lieux, des évènements heureux devaient se produire.

Mes grands-parents maternels qui résidaient en ardèche ont contribué à ce changement. Mon grand-père, chef de gare, à St Martin de Valamas venant de prendre sa retraite et n'ayant aucune attache dans ce département est venu nous rejoindre avec ma grand-mère ainsi que mes deux tantes qui n'étaient pas mariées, par la suite elles ont trouvé du travail sur Avignon.

gare_de_st_martin_de_valamas

Mes grands-parents ont acheté une grande maison dans la banlieu où toute la famille a pu se loger.

moi_6_ans moi__5_ans

moi_7_ans 

La naissance de mon frère, en 1927, nous a comblé de joie. J'avais 7 ans quand il est né, la naissance avait lieu comme à l'époque à la maison, maman étant couchée j'aidais au maximum.

Je vais vous conter une petite mésaventure qui m'est arrivée:

De bonne volonté, je desservais la table après le repas, et pour mettre les assiettes dans l'évier il me fallait grimper sur un petit banc, mais voilà, j'ai du perdre l'équilibre et je me suis retrouvée au sol et toutes les assiettes avec. Je ne me rappelle pas s'il y avait eu beaucoup de casse.

Une autre fois en promenant mon petit frère dans son landau (il était bien emmitoufflé et la capote baissée) je rencontre une dame qui me dit "tu promènes ta poupée?" et je lui réponds "non, mon petit frère!". Je baisse la capote pour lui montrer et elle me dit "Oh! qu'il est beau, ferme vite la capote qu'il aurai froid".

Quelques temps après, on avait du me gronder, je ne me rappelle pas pourquoi, mais ce que je me souviens c'est que j'avais coupé toutes les fleurs du jardin "Bonjour les dégâts!"

Ces trois anecdotes sont gravées dans ma mémoire.

Mon grand-père m'aimait beaucoup, comme je travaillais bien en classe, il me récompensait. Il voulait m'acheter une bicyclette mais mes parents me trouvaient trop jeune pour cet engin, en définitive il m'avait acheté un très beau cartable tout en cuir, il était magnifique, c'était le "top" de l'époque. J'en étais fière.

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